CAISSON HYPERBARE ET CANCER DU SEIN : pourquoi j'ai choisi l'oxygénothérapie hyperbare légère
- Sylvie Palin-Luc

- 7 juil.
- 6 min de lecture
Lorsque j'ai traversé un cancer du sein, je me suis posée cette question plus d'une fois :
Que puis-je faire, en complément de mes traitements, pour aider mon organisme à récupérer ?
Mon objectif n'a jamais été de remplacer la médecine. Bien au contraire. Les traitements que j'ai reçus ont été indispensables.
En revanche, j'ai voulu mettre toutes les chances de mon côté pour aider mon corps à récupérer, retrouver progressivement de l'énergie et accompagner sa réparation.
C'est dans cette démarche que j'ai découvert le caisson hyperbare léger. Une expérience que j'ai tellement trouvée intéressante que je continue encore aujourd'hui à l'utiliser régulièrement.

Pourquoi l'oxygène est-il si important ?
Nous respirons près de 20 000 fois par jour sans même y penser.
Et pourtant… sans oxygène, aucune de nos cellules ne pourrait fonctionner.
L'oxygène participe notamment :
à la production d'énergie dans nos cellules ;
à la réparation des tissus ;
à la fabrication du collagène ;
au bon fonctionnement du cerveau ;
à la cicatrisation ;
et à de nombreuses réactions indispensables à notre organisme.
Le principe du caisson hyperbare est relativement simple : on respire dans une chambre pressurisée – appelée aussi caisson hyperbare – afin d'augmenter la quantité d'oxygène dissoute dans le plasma sanguin.
Cet oxygène supplémentaire peut ensuite être transporté plus facilement vers certains tissus de l'organisme.
Les cellules cancéreuses « détestent-elles » vraiment l'oxygène ?
C'est une phrase que l'on entend souvent.
Comme beaucoup d'idées largement répandues, elle mérite d'être nuancée.
Depuis les travaux du physiologiste Otto Warburg, nous savons que les cellules cancéreuses présentent un métabolisme particulier. Contrairement aux cellules saines, elles utilisent davantage le glucose et produisent une partie importante de leur énergie par un mécanisme moins dépendant de l'oxygène, même lorsque celui-ci est disponible. C'est ce que l'on appelle l'effet Warburg.
Nous savons également que de nombreuses tumeurs présentent des zones d'hypoxie, c'est-à-dire des régions pauvres en oxygène.
Or, cette hypoxie est aujourd'hui reconnue comme un facteur pouvant favoriser :
une plus grande agressivité tumorale ;
une augmentation du risque de métastases ;
une moindre sensibilité à certains traitements, notamment la radiothérapie et certaines chimiothérapies.
Autrement dit, ce n'est pas l'oxygène qui favorise l'agressivité des tumeurs : ce sont souvent les zones pauvres en oxygène qui posent problème.
Attention cependant à ne pas aller trop vite dans les conclusions.
Cela ne signifie absolument pas que respirer davantage d'oxygène ou utiliser un caisson hyperbare permet de traiter un cancer.
À ce jour, les recherches montrent surtout que l'oxygénothérapie hyperbare pourrait avoir un intérêt dans certains contextes très spécifiques, notamment pour accompagner certaines complications liées à la radiothérapie. Ces indications relèvent exclusivement du domaine médical et continuent d'être étudiées.
Pourquoi ai-je choisi le caisson hyperbare léger ?
Ma démarche était finalement assez simple.
Je voulais offrir à mon corps les meilleures conditions possibles pour récupérer.
Plusieurs bénéfices potentiels ont retenu mon attention.
Favoriser la réparation des tissus
Après une chirurgie, une radiothérapie ou une chimiothérapie, notre organisme travaille énormément pour réparer les tissus.
L'oxygène joue naturellement un rôle dans ces mécanismes de réparation.
Soutenir la cicatrisation
L'oxygène participe également à la fabrication du collagène et à la création de nouveaux petits vaisseaux sanguins, deux mécanismes essentiels à une bonne cicatrisation.
Accompagner la récupération
Plusieurs travaux s'intéressent aujourd'hui à cette approche. Même si les données concernant les caissons hyperbares légers restent encore limitées, certaines personnes rapportent une amélioration de leur récupération physique et de leur niveau d'énergie.
C'est aussi ce que je souhaitais explorer.
Retrouver davantage de clarté mentale
Comme beaucoup de personnes après un cancer, j'ai connu ce fameux « brouillard cérébral » : difficultés de concentration, mémoire moins performante, fatigue intellectuelle…
L'amélioration de l'oxygénation cérébrale fait partie des effets recherchés avec cette approche, même si des études complémentaires restent nécessaires pour mieux en préciser les bénéfices.
Une démarche globale
Le caisson hyperbare n'a jamais représenté, à mes yeux, une solution miracle.
Je le considère simplement comme une pièce supplémentaire d'un ensemble beaucoup plus vaste.
Prendre soin de moi passe aussi par :
une alimentation adaptée ;
une activité physique régulière ;
un sommeil de qualité ;
une meilleure gestion du stress ;
un accompagnement de mes blessures psycho-émotionnelles ;
une pratique régulière de l'hypnose et de l'autohypnose ;
et toutes les pratiques qui contribuent à mon équilibre intérieur.
Au fond, ce sont toutes ces petites actions, répétées jour après jour, qui participent à accompagner mon corps dans sa récupération.
C'est exactement cette philosophie qui guide aujourd'hui mon accompagnement des personnes touchées par le cancer.
Je ne crois pas aux solutions miracles.
Je crois à l'intelligence du vivant lorsqu'on lui offre les meilleures conditions possibles pour récupérer.
L'oxygène n'est pas un traitement du cancer. Mais il est l'un des éléments indispensables au fonctionnement de chacune de nos cellules.
C'est pour cette raison que j'ai choisi de m'y intéresser.
Pourquoi je continue encore aujourd'hui
Aujourd'hui, cela fait bientôt quatre ans que mes traitements sont terminés. Pourtant, je continue à réaliser régulièrement des séances de caisson hyperbare léger.
Pourquoi ?
Parce que je ne considère pas cette pratique comme une réponse au cancer.
Je la considère comme une manière de prendre soin de mon organisme.
Au fil des années, ma vision de la santé a évolué. Je ne cherche plus seulement à récupérer après une maladie. Je cherche à offrir à mon corps les meilleures conditions possibles pour fonctionner, se réparer et bien vieillir.
Le caisson hyperbare léger fait aujourd'hui partie de cette démarche, au même titre que mon alimentation, l'activité physique, l'hypnose, le sommeil ou la gestion du stress.
Je ne peux évidemment pas affirmer que les bénéfices que je ressens sont uniquement liés au caisson. En revanche, je peux dire qu'il est devenu l'une des habitudes que j'ai choisi de conserver pour prendre soin de ma santé au quotidien.
Le cancer m'a appris une chose essentielle : la santé ne se construit pas seulement pendant la maladie. Elle se cultive chaque jour.
Dans les prochains articles, je vous partagerai d'autres approches complémentaires que j'ai personnellement expérimentées pendant et après mon cancer, toujours avec le même objectif : distinguer ce qui relève des connaissances scientifiques, de l'expérience personnelle et des idées reçues.
À retenir
L'oxygénothérapie hyperbare légère est une approche complémentaire de bien-être. Elle ne constitue ni un traitement du cancer ni une alternative aux traitements médicaux.
Le caisson hyperbare léger fonctionne généralement à une pression comprise entre 1,3 et 1,5 ATA, très inférieure à celle des caissons hyperbares médicaux (2 à 7 ATA) utilisés en milieu hospitalier pour des indications précises telles que les accidents de plongée, certaines plaies chroniques, les lésions liées à la radiothérapie ou d'autres pathologies reconnues.
Si tu es atteint(e) d'un cancer ou en cours de traitement, toute démarche complémentaire mérite d'être discutée avec ton équipe soignante afin de vérifier qu'elle est adaptée à ta situation.
Parce qu'après un cancer, prendre soin de soi ne consiste pas à choisir entre la médecine et les approches complémentaires.
C'est apprendre à les faire dialoguer intelligemment, chacune à sa juste place.
Pour aller plus loin
Blatteau J.-E., Coulange M. et al. (2019). Oxygénothérapie hyperbare : principes et indications. EMC – Anesthésie-Réanimation, Elsevier Masson.
Espenel S. et al. (2016). Oxygénothérapie hyperbare et radiothérapie : entre mythe et réalité.Cancer/Radiothérapie, Elsevier.
Haute Autorité de Santé (HAS). Oxygénothérapie hyperbare – Rapport d'évaluation (2007).
Société de Réanimation de Langue Française (SRLF). Place de l'oxygénothérapie hyperbare en 2019.
Cannellotto M., Yasells García A., Landa M.S. (2024). Hyperoxia: Effective Mechanism of Hyperbaric Treatment at Mild-Pressure. International Journal of Molecular Sciences.
Moen I., Stuhr L.E.B. (2012). Hyperbaric Oxygen Therapy and Cancer – A Review. Targeted Oncology.
Dejonckheere C.S. et al. (2026). Hyperbaric Oxygen Therapy for Chronic Radiotherapy-Related Adverse Effects.CA: A Cancer Journal for Clinicians.
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Sylvie Palin-Luc
Hypnothérapeute
spécialisée en oncologie et régulation du stress
0677124206
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IMPORTANT : Les thérapies complémentaires
ne se substituent pas à une démarche thérapeutique traditionnelle, elles ne visent pas à faire un diagnostic ou à prévenir une pathologie. Elles sont compatibles avec tout traitement médical en cours ou à venir. Elles ne peuvent et ne doivent en aucun cas se substituer à un traitement médical qui dans tous les cas doit être poursuivi. En cas de doute demandez l’avis de votre médecin.
































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